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Chroniques

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Un cadeau de France

enter image description here Vous ne le savez peut-être pas, mais nous avons, Québécois, il y a quelques semaines, reçu tout un cadeau de France. Ce billet de blogue y est humblement consacré. J’aurais aussi pu l’intituler « petite leçon de politique de la part d’un français à l’usage des nationalistes Québécois ». Dans tous les cas, c’est ému et émerveillé que je vous écrit aujourd’hui ce texte suite à ma lecture d’un magnifique livre paru aux réputées éditions du Cerf il y a quelques semaines à peine et intitulé La dette de Louis XV.

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Le nouveau régime

Tous droits réservés, Huffington Post 2017

On se demandait, après la sortie de son Multiculturalisme comme religion politique (Cerf, 2016), comment Mathieu Bock-Côté (MBC) allait réussir à poursuivre sa carrière d’essayiste et d’analyste de la société contemporaine sans décevoir au moins un peu, tant ce livre issu de sa thèse de doctorat en sociologie était profond, érudit et universel. Qui aurait cru qu’un recueil d’essais plus ancrés dans l’actualité publié pas même un an après son opus magnum allait relever si brillamment le défi? Après être officiellement « entré en dissidence » de la religion multiculturelle, pour reprendre les termes du critique Louis Cornellier, et être allé au bout de son « obsession intellectuelle » première, la parole de Bock-Côté semble plus libérée que jamais. C’est du moins l’impression qui reste après avoir tourné la dernière page de son nouvel ouvrage paru récemment à la collection Papiers collés des éditions Boréal.

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Les infréquentables

Voyageur au dessus des nuages, Caspar David Friedrich

La constitution d’un esprit original et non-enclavé au XXIe siècle est un défi de tous les instants. À l’heure où l’on songe, outrés, aux livres décrétés à l’index par l’Église de jadis, on se rend compte que la censure n’a régressé qu’en apparence tant la lecture de certains auteurs et de certains ouvrages sont aujourd’hui condamnés par les figures d’autorité oeuvrant dans l’espace public. C’est l’apanage de ces nouveaux curés que sont les intellectuels médiatiques et académiques de prescrire la pensée correcte, et cette pensée correcte est celle de la déconstruction et de la course vers la décadence. Il est vrai de dire qu’il n’existe désormais que peu d’ouvrages officiellement interdits mais, comme les États quant à leurs relations géopolitiques, les gardiens de la moralité d’aujourd’hui sont passés du hard power au soft power pour assoir leur autorité. L’efficacité de ces techniques est terrifiante.

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