Leroux

Chroniques

Mois : novembre 2015 (Page 1 sur 3)

Cette gauche que j’abhorre

Esperanto, le libéralisme fait parole

Je suis allergique à la gauche bien-pensante qui s’exprime partout, sans arrêt, qui défend continuellement les plus insignifiantes positions consensuelles et qui mène les mêmes combats contre les mêmes sorcières usées depuis des lunes. La gauche citoyenne du monde, antiraciste, affolée par l’islamophobie qu’elle hallucine partout, qui hurle au fascisme quand elle entend les mots identité et nation. J’abhorre cette gauche qui envoie au bûcher les « réactionnaires » qu’elle désigne comme les dangereux ennemis de leur religion du progrès, celle qui sort de l’UQAM pour étudier les étranges habitants de la ville de Québec qui votent à droite (ils doivent être de méprisables individualistes, ou peut-être seulement de pittoresques ignares) au lieu de vénérer Amir Khadir et ses appels à boycotter tout produit israélien au nom de la paix dans le monde. Oui, je m’en confesse, je la hais, et pourtant je l’entends partout, sur toutes les tribunes supposément sérieuses, du soir au matin, chanter les mêmes chansons, les mêmes rengaines, puis voter NPD, voter QS et cesser de croire en la démocratie et en appeler à priver du droit de vote les imbéciles qui votent à droite d’eux à chaque fois qu’ils ne gagnent pas leurs élections.

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« Race to the bottom »

Équipe économique de rêve, Métropolitique

Le phénomène nommé « race to the bottom » est au départ un concept utilisé en socioéconomie pour désigner une dérèglementation des marchés dans certains pays qui nourrissent l’espoir d’attirer l’investissement privé. Cette dérèglementation est considéré comme un résultat fâcheux de la mondialisation. Je me permettrai, pour le bien de ce billet, d’élargir la définition du phénomène au-delà de l’économie. Considérons donc la « race to the bottom » comme consistant simplement en l’abaissement irrésistible et involontaire d’une norme de qualité suite à la mise en place d’une politique. On se rend compte du phénomène a posteriori et il semble difficile de l’arrêter, car il est souvent la conséquence accidentelle d’une idée plus grande que lui. Un bon exemple de ce phénomène, souvent cité par les chercheurs en science politique, est celui engendré par l’uniformisation des politiques dans l’Union Européenne, et plus précisément le cas spécifique du Cassis de Dijon, un spiritueux français. Observerions-nous le même genre de phénomène en politique québécoise?

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Environnement et économie : le mariage du siècle

Téo Taxi, CBC

Alexandre Taillefer lançait hier à Montréal Téo Taxi, une nouvelle compagnie de transport par taxi révolutionnaire. Son initiative était attendue depuis quelques mois déjà, après qu’il eut annoncé son intention de participer, en tant qu’entrepreneur, à l’électrification de la flotte de taxis de la métropole. C’est chose faite. Une application intuitive pour tablettes et téléphones, une flotte 100% électrique, des conducteurs salariés et non plus « travailleurs autonomes » : voilà ce que propose le dragon Alexandre Taillefer avec Téo Taxi.

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