Leroux

Chroniques

Mois : janvier 2016 (Page 1 sur 3)

Le pétrole de la discorde

Un oléoduc Cette semaine, le maire Denis Coderre annonçait que la Communauté Métropolitaine de Montréal s’opposait officiellement au passage de l’oléoduc TransCanada Énergie Est sur le territoire de l’agglomération métropolitaine. L’appel de Coderre est sans équivoque : les maires du Grand Montréal n’en veulent pas, les citoyens n’en veulent pas, les risques environnementaux dépassent de beaucoup les bénéfices qu’on en retirera. Les réactions n’ont pas tardé à venir. C’est Brian Jean du parti albertain Wildrose qui a lancé la première pierre. « Je ne sais pas ce que monsieur Coderre a en tête, mais vous ne pouvez pas déverser dans un fleuve des millions de litres d’eaux usées, profiter des bénéfices de la péréquation, accepter des pétroliers étrangers dans votre fleuve et rejeter notre pipeline ». D’autres n’ont pas tardé à emboiter le pas, toujours en soulignant avec emphase l’hypocrisie des Québécois qui refusent le pipeline d’une part tout en acceptant de l’autre main les chèques de péréquation d’Ottawa destinés aux provinces économiquement faibles. Le premier ministre de Saskatchewan a même poussé l’affront jusqu’à demander au Québec de rembourser ce qui lui est versé annuellement!

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Hobbes était-il pessimiste?

Le Léviathan

In [the state of nature] there is no place for industry, because the fruit thereof is uncertain, and consequently no culture of the earth, no navigation nor use of the commodities that may be imported by sea, no commodious building, no instruments of moving and removing such things as require much force, no knowledge of the face of the earth; no account of time, no arts, no letters, no society, and, which is worst of all, continual fear and danger of violent death, and the life of man solitary, poor, nasty, brutish, and short.

Voilà comment Thomas Hobbes parle de l’homme à l’état de nature dans son Léviathan. On présente Hobbes, avec Machiavel, comme un des grands inspirateurs du réalisme politique, et on peut aussi aborder l’auteur comme un proto-libéral. Pour Hobbes, l’homme à l’état de nature, animal, est motivé par son auto-conservation : c’est donc son propre intérêt qui vaut avant toute chose. Cela met l’homme non-civilisé dans un perpétuel état de méfiance par rapport à tous les autres et donc sujet à une existence solitaire, pauvre, obscène, brutale et courte. Nous sommes loin de l’état de nature idyllique qu’utilisent certains philosophes politiques pour présenter leur école de pensée comme étant optimiste et porteuse d’espoir, s’opposant au vilain réalisme et aux constats déprimants de Hobbes. Mais Hobbes est-il vraiment pessimiste? La question mérite qu’on s’y attarde.

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Faire l’indépendance

L'Unilys

Mercredi dernier, les hautes instances du Parti Québécois ont annoncé l’achèvement, fin janvier, de la création de l’Institut de recherche sur la souveraineté promis par Pierre Karl Péladeau lors de la course à la chefferie de l’hiver 2015. Avec la création, cet automne, d’une école de formation permanente ayant comme objectif d’outiller les jeunes militants pour faire la promotion de la souveraineté nationale du Québec, la mise sur pieds de l’institut engendre des réactions du camp anti-souverainiste directement proportionnelles à leur crainte d’un renouveau du mouvement d’auto-détermination québécois contre lequel ils luttent depuis maintenant 40 ans. Comme à l’habitude, tous les moyens seront bons pour apeurer la population et perpétuer la dénationalisation du Québec au profit du Quécan qu’on connaît actuellement.

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