Leroux

Chroniques

Mois : octobre 2016 (Page 1 sur 3)

Le délire immigrationniste

enter image description hereOn reproche souvent à ceux qui osent critiquer l’idéologie multiculturelle de donner dans l’hyperbole pour appuyer une argumentation qui serait, autrement, faible. À entendre les défenseurs de cette idéologie dominante et érigée en « religion politique », pour reprendre les termes de l’essayiste Mathieu Bock-Côté, le multiculturalisme s’inscrirait non seulement comme allant naturellement dans le sens de l’histoire, mais serait aussi porteur des vertus que sont la tolérance, l’amour de la diversité, la protection des minorités contre l’oppression des majorités et, ultimement, l’anti-racisme. L’examen d’une recommandation récente de deux conseillers de Justin Trudeau concernant l’immigration permet toutefois de douter de toutes ces vertus qu’on suppose à la doctrine que souhaite imposer sur son territoire l’État canadien.

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Canadien français catholique

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Amis lecteurs qui suivez le fil de mes réflexions sur ce blogue depuis maintenant presque un an, peut-être avez-vous remarqué qu’une de mes obsessions politiques consiste en la critique de ce que j’en suis venu à nommer de façon de plus en plus stable le « libéralisme anglo-protestant ». Ma façon de désigner ce phénomène idéologique a varié et j’ai utilisé, au fil du temps, diverses formules : hégémonie libérale-libertaire, triomphe du libéralisme mondialisant. Vous pardonnerez le flou conceptuel que cela engendre, je veillerai éventuellement à stabiliser et à définir mieux ces termes que certains d’entre vous trouvez sans doute que je galvaude grossièrement. Tout cela pour dire que j’en suis venu, au fil de mes lectures et de mon parcours académique, à sentir qu’il est en quelque sorte de mon devoir, malgré l’aspect potentiellement sulfureux que cette position porte en elle, de critiquer et de dénoncer avec vigueur l’hégémonie qu’exerce aujourd’hui le libéralisme sur les esprits. J’ai envie aujourd’hui d’expliquer pourquoi souvent, lorsque je parle du nationalisme québécois, je l’oppose à un libéralisme dont je précise l’origine anglo-protestante. Je tenterai de mettre cela simple, malgré que l’établissement d’une définition précise du libéralisme soit très difficile sans le diviser en moult sous-sectes. Permettez-moi tout de même de me risquer, même si je sais pertinemment qu’on pourra m’accuser de simplifier outrageusement la réalité et les théories auxquelles je ferai appel.

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C’est reparti

enter image description hereC’est reparti. Lisée est maintenant bien en selle du Parti Québécois. Son cabinet fantôme a été formé, et Véronique Hivon s’est vue confier encore une fois le rôle de grande cheffe de la convergence. Cette dernière n’a pas tardé à déclarer son ambition de voir une « coalition progressiste » se former dans Verdun. Il fallait lire la véritable intention derrière cette déclaration : demandons à Québec Solidaire (et les Verts – pas même l’Option Nationale) de converger dans Verdun. Rien de surprenant dans cet appel à la convergence « progressiste ». Lisée avait déjà lancé l’idée au mois d’août dernier, idée à laquelle j’avais d’ailleurs répondu dans les pages du Devoir en signifiant d’abord qu’une convergence électorale devrait être générée et non quémandée. Il semble que le message ne se soit pas rendu, ce qui ne m’étonne guère – après tout, qui suis-je pour prétendre conseiller l’éminent PQ. J’aimerais toutefois revenir sur la situation présente et insister sur la vacuité évidente du chemin que nous semblons prêts à emprunter au sein du Parti Québécois.

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